Lyna Turner

31. août, 2020

J'ai sortis le petit Lucifer pour lui faire prendre l'air. Quand je suis revenu, dieu seul sait pourquoi, il lui manquait un doigt. Oups! Comment j'aurais pu savoir qu'il était trop jeune pour qu'on le laisse seul dehors. Je n'ai pas la fibre maternelle, ce n'est pas ma faute. L'avantage, c'est qu'avec la langue coupé, je ne peut pas l'entendre pleurnicher. 

31. mars, 2020

Quel période magnifique! Les gens n'osent plus ni se toucher, ni se regarder, ni se parler. Je suis un peu dégoutée que cette peur et toute cette panique ne soit pas inspirer par moi, mais bon. L'important, c'est qu'il y ai des morts et de la panique. En même temps ce sont des vies que je ne pourrai jamais prendre. D'ailleurs, il y a longtemps que j'ai arrêter de prendre quoi que ce soit. Le simple fait de voir cet imbécile heureux tous les jours me coupe l'appétit. Et puis avec le confinement, c'est pire. Je suis enfermé dans ma cache avec lui et les enfants. Le point positif, c'est que mon cimetière de pots masons est dans la pièce juste à côté. C'est réconfortant. 

2. août, 2019

Pardonnez-lui son absence! Je l'aime trop pour la laisser vous écrire.

7. mai, 2019

J'ai essayer de mettre fin à sa vie. Je voulais l'égorger, le saigner jusqu'à le vider complètement. J'aurais fait du boudin avec ce sang et je l'aurais servis à la soupe populaire pour rigoler. Mais il m'a défié du regard, et je n'ai pas pu m'y résoudre. Ne pas le voir souffrir me prive de tout plaisir de tuer. 

16. avr., 2019

Je rêverais de le voir s'écrouler, tomber, se noyer dans son propre sang. Oublier mon trouble. Non! C'est faux. Je ne suis pas vraiment troublée. C'est de la colère. De la rage. Oui, c'est ça. De la rage. Je suis plantée devant le miroir. Enfin, miroir pour lui, fenêtre pour moi. Il fait faire son rôt à la petite. Est-ce que ça m'attendrit? Je ne suis pas tendre. Elle ne pourra jamais communiquer avec qui que ce soit grâce à moi. Pourquoi ne souffre-t-il pas?